Le journal des annonces

Elissa fait salle comble à Rabat en moins de 24 heures malgré la polémique sur les prix

L’annonce du concert de la star libanaise Elissa au Théâtre Royal de Rabat a provoqué un véritable engouement auprès du public marocain. En seulement vingt-quatre heures après l’ouverture de la billetterie, l’ensemble des places disponibles a été vendu, confirmant la popularité intacte de l’artiste auprès des amateurs de musique romantique arabe.

Les billets, proposés entre 500 et 2.000 dirhams selon les catégories, ont toutefois suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont jugé ces tarifs particulièrement élevés, estimant qu’ils dépassent les standards habituels du marché marocain du spectacle vivant et limitent l’accès à une partie du public.

Malgré ces critiques, l’enthousiasme des fans ne s’est pas démenti. Face à la rapidité de l’épuisement des billets, de nombreux admirateurs ont appelé à l’organisation d’une seconde représentation afin de répondre à une demande largement supérieure à l’offre disponible.

Ce concert s’inscrit dans la stratégie du Théâtre Royal de Rabat visant à renforcer sa programmation artistique arabe. Quelques jours auparavant, le 18 juin, la prestigieuse scène accueillera également le chanteur émirati Hussain Al Jassmi, autre figure incontournable de la chanson arabe contemporaine, dont la venue suscite elle aussi un vif intérêt.

Comme pour le concert d’Elissa, les tarifs appliqués pour la prestation de Hussain Al Jassmi ont alimenté les débats. Selon les catégories et les prestations proposées, certains observateurs considèrent les prix comme élevés. Cette situation relance une discussion récurrente autour du coût des grands événements culturels au Maroc.

Pour les défenseurs de cette politique tarifaire, ces montants reflètent le prestige des artistes invités ainsi que les importantes exigences techniques, logistiques et organisationnelles liées à la production de spectacles de cette envergure. À l’inverse, d’autres estiment que ces prix risquent d’exclure une partie importante du public et de limiter l’accès à la culture.

Au-delà de la question des tarifs, ces rendez-vous artistiques contribuent à renforcer le rayonnement du Théâtre Royal de Rabat, devenu en peu de temps l’un des principaux pôles culturels du Royaume. Imaginé par la célèbre architecte Zaha Hadid, disparue en 2016, cet édifice se distingue par son architecture avant-gardiste et ses infrastructures techniques de haut niveau.

En accueillant des artistes de renom issus de la scène arabe et internationale, le Théâtre Royal de Rabat affirme progressivement son ambition de devenir une référence incontournable pour les grands événements culturels. Une dynamique qui accompagne le développement culturel de la capitale marocaine et renforce son attractivité sur la scène artistique régionale et internationale.

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