Les géants américains de la tech poursuivent leurs réorganisations, souvent au prix de suppressions d’emplois. Jeudi, Meta et Microsoft ont ainsi dévoilé de nouvelles mesures pour ajuster leurs effectifs.
Meta, maison mère de Facebook et WhatsApp, prévoit de réduire ses équipes d’environ 10 %, soit près de 8.000 postes. En parallèle, le groupe renonce à recruter pour environ 6.000 postes actuellement vacants. Cette décision reflète une volonté de concentrer davantage de ressources sur des priorités stratégiques, en particulier l’intelligence artificielle, devenue un axe central de développement.
Dans une communication interne, la directrice des ressources humaines, Janelle Gale, explique que ces ajustements visent à améliorer l’efficacité de l’organisation tout en finançant les investissements technologiques. Meta entend notamment renforcer sa position dans l’IA générative, un secteur où la concurrence est intense face à des acteurs comme OpenAI, Google ou Anthropic.
Ces nouvelles suppressions de postes s’inscrivent dans une série de restructurations déjà engagées. Plus tôt dans l’année, environ 10 % des effectifs de Reality Labs — la division dédiée au métavers — avaient été supprimés, soit près de 1.100 emplois. D’autres réductions ont ensuite touché plusieurs divisions, des opérations internationales aux activités commerciales.
De son côté, Microsoft opte pour une approche différente. L’entreprise va mettre en place, pour la première fois, un programme de départs volontaires à la retraite destiné à certains employés aux États-Unis, représentant environ 7 % de ses effectifs dans le pays.
Ce dispositif concerne les salariés dont l’âge et l’ancienneté cumulés atteignent au moins 70 ans. Les employés éligibles recevront davantage d’informations dans les prochaines semaines.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale de maîtrise des coûts, déjà amorcée ces dernières années par Microsoft à travers plusieurs vagues de licenciements. En juin 2025, le groupe comptait environ 228.000 employés dans le monde, dont plus de la moitié aux États-Unis.
Dans un message interne, la responsable des ressources humaines, Amy Coleman, précise que ce programme vise à offrir aux salariés concernés une transition encadrée vers la retraite, avec un accompagnement adapté pour préparer la suite de leur parcours.
